Colorant alimentaire en poudre
Je partage une passion avec mon boss, celle du plaisir d’aller farfouiller dans les magasins de cuisine pour y trouver l’ustensile méga intéressant qui ne servira qu’une seule fois dans notre vie mais qu’on est bien contents d’avoir quand même :). Lui, comme c’est un chef, il prolonge sa passion avec les téléphones, les ordis, les nanas (pas taper, pas taper), les montres, etc… Mais moi, rien que la cuisine et les loisirs créatifs, c’est suffisant pour ma petite vie. L’autre jour, au cours d’une de nos excursions diurnes, on est tombé nez à nez avec ces poudres de colorants alimentaires. Une argentée, une rouge métallique et une orange. Elles ne m’ont pas fait de l’oeil longtemps parce que je les ai vite mises dans mon panier.
Maintenant, je vais vous dire ce que j’en pense… ‘tention, ça brille !

Déjà, pour les St Thomas que vous êtes, je vous montre l’étiquette : oui c’est bien un truc qui se mange. Ca a la couleur du métal, le goût du métal mais ce n’est pas du métal. La poudre dedans est plutôt volatile dont faut pas ouvrir la boîte en plein courant d’air. Sauf si c’est pour un déguisement :p.

J’ai commencé par tester les poudres de perlinpinpin sur des sablés. J’ai fait une pâte rapidos et j’ai découpé dedans des formes classiques. Je suppose que ça fonctionne aussi bien avec les pâtes vendues dans le commerce, c’est juste que moi, je n’y retrouve pas assez le goût du beurre salé…

Pour passer à l’étape deux, c’est à dire le saupoudrage de poudre, je me suis armée d’un pinceau et d’un peu de lait. J’ai badigeonné tous mes sablés du liquide afin que la poudre colle à la pâte. Pis c’est sensé faire briller en prime, comme le jaune d’oeuf.

Après j’ai trempé mon pinceau directement dans le pot et hop, étalage sur la voie publique. On se sent un peu magicienne quand on pratique ce genre de cuisine. Ca fait un peu poudre de fée non ?

Je vous montre la version rouge métallique pour les coeurs… La photo ne rend pas hommage aux reflets mais dans la vraie vie, c’est assez glams…

Quant à ma poudre orange… heu… comment dire… Je plonge mon pinceau dedans et j’en ressors après un magnifique… vert dégeu ! Quand je vous disais qu’on se sentait magicienne (sorcière oui) ! Et oui, au contact de l’eau, la poudre change de couleur. Le pire c’est que c’est fait exprès puis que sur la boîte il y a bien écrit… vert ! Je me suis laissée entrainée par ce bel orange sans me douter qu’il s’agit d’un leurre. Et visiblement l’orange, au contact d’un liquide, ça fait du vert ! Le pire c’est qu’il ne s’agit pas un joli vert d’eau hein… non, un méchant vert “herbe tondue”. Sur le coup, j’étais un peu deg mais maintenant, j’ai déjà de futures idées pour l’utiliser.

Ensuite, j’ai voulu varier les effets. Au lieu de recouvrir le sablé en le peignant totalement, j’ai juste tamponné du bout des poils, histoire de faire comme des morceaux de feuilles d’or. Ou comme la varicelle, selon votre degré de poésie.

J’ai même rajouté des éléments de déco à certains sablés, éléments achetés le même jour, dans le même magasin… (Non je n’ai pas honte).

Au sortir du four, je suis mitigée.

Les rouges et les argentés rendent vraiment bien. Ca fait gâteaux de pro. Pis accessoirement, ça sent super bon dans ma maison.

J’ai l’impression d’avoir fait une fournée céleste. Là encore, du fait de mes photos nocturnes, les reflets métalliques ne se voient pas, mais croyez-moi sur parole, ça brille.

Un petit zoom. Ca fait gâteaux de princesse non ?

Les rouges ont la classe je trouve. Bien installés dans une boîte, ça pourrait faire un joli cadeau.

Mais les verts… comment dire…. Ben ils sont toujours aussi moches ! J’ai emmené tous mes gâteaux au boulot, histoire de les montrer à mon chef. Ben, il était d’acc avec moi, ça n’inspire pas confiance de manger une pâtisserie de la sorte. Blanche Neige, elle n’aurait jamais croqué dans un truc pareil !

Allez, je vous remets une photo des autres gâteaux afin de reposer vos yeux. Enfin, je rassure tout le monde, comme ça n’a aucun goût, ils ont tous eu une vie courte et heureuse en contribuant à nous nourrir même quand on n’avait plus faim et que ce n’était que de la gourmandise… Les verts compris !

Emportée dans mon élan, quelques jours plus tard, je me suis lancée dans la customisation de chouquettes ! J’ai pris de la poudre rouge, à laquelle j’ai mélangé du sucre glace, afin de sucrer mes chouquettes en remplacement des traditionnels cristaux de sucre. Là pas besoin de lait, c’est suffisemment humide. Au début, la poudre reste visible.

Ensuite, elle s’humidifie à son tour. C’est assez joli à voir, on dirait comme du métal en fusion, le volcan en moins.

Et à la sortie du four, miraculoum, les chouquettes ont un côté métallique très chouette, plutôt recherché. J’ai juste regretté le goût trop fade car je n’avais pas du charger assez en sucre glace et du coup, ça manquait de sucre. A l’avenir, je mettrais aussi les cristaux. Ca fera tout aussi joli.

Voilà pour mon ressenti. Des poudres faciles à utiliser et qui ont un rendu vraiment chouette. C’est assez cher car le pot coûte dans les 10 euros mais bon, je pense que je ne suis pas prête de les liquider, ça ne se vide pas vite. Finalement, les colorants du commerce ne sont pas gratuits non plus et ont une utilisation assez limitée, classique. Alors si vous en trouvez en solde par exemple, ça peut valoir le coup.
J’ai bien envie de les tester sur des îles flottantes, sur les plats de Noël (une belle dinde argentée, la classe), sur les macarrons comme le fait ma copine du Blogrimoire, pis sur mes gâteaux rigolos, comme ma chaussure. Et vous, ça vous tente ?






J’ai pas lu mais je serai peut être la 1ère !!!!
Bises