Cadeau fête des pères
Je ne rentre pas dans la polémique. Ici on fête les papas. Même quand il s’agit de mon mari, c’est moi qui m’y colle, avec plaisir en plus. Je suis du genre à prendre les choses par l’angle qui me va bien… En 2006, j’avais fait un tee-shirt sympa. En juin 2007, un porte bonbons (mais là, je n’ai pas les photos hébergées, il ne reste que le texte). Là je suis partie sur une base assez courante, le truc qu’on croise facilement de nos jours : la nouille. Ben vi, nous les mamans, on se tape toujours des colliers de pâtes de nouilles créés par les doigts boudinés de nos monstroplantes. Et on arbore plus ou moins fièrement, le lundi matin au bureau, des bijoux à l’aspect artisanal prononcé et aux couleurs les plus flashy du monde. Du coup, en réfléchissant à ce que j’allais bien pouvoir bidouiller à mon zhom, j’ai fini par trouver une variante de ce concept qui s’est vite intitulée “vengeaaaaaaaance”
!
J’ai offert à mon amoureux la version paternelle du collier de nouille de la fête des mères. Na.
Mais c’est quoi donc ???

C’est la cravate nouille ! Les ingrédients sont simples, il faut des nouilles et une cravate. Pis du fil ou de la colle, selon son degré de patience.

Au début, je suis partie sur l’option couture, façon Pénélope dans le métro. Et là, faut quand même assumer le regard des gens qui te regardent émerveillés perplexes face à ton travail de petite souris. Tu as ton sac sur les genoux, tu sors tes nouilles une par une et tu les accroches à ta cravate comme si tu reprisais de vieilles chaussettes. Y en a qui sont partis à St Anne pour moins que ça… Faut rester bien sérieux pour garder une consistance !! Genre, oui madame, c’est normal de coudre des nouilles sur une cravate. Tout le monde le fait.

Pis au bout de deux trajets, je me suis levée dans le métro et j’ai hurlé “Au chiotte Pénélope !!”. Enfin non, pas vraiment, je suis plus polie que j’en donne l’air… Mais c’est vrai que les travaux d’aiguilles, ce n’est pas mon délire. Pis il n’y avait pas d’Ulysse à impressionner. Du coup, j’ai dégainé mon pistolet à colle. Je me suis rendue chez ma voisine pour plus de confidentialité…

Et une par une, j’ai collé les pâtes sans carbonara. J’ai opté pour un placement en diagnonal, ça fait plus graphique. La classe non ? Non ? Ah…

Bon, vous voulez me voir porter la cravate ? Et voilà, c’est fait. D’ailleurs, c’est bien galère une cravate à accrocher à l’envers pour cause de pan bien solide qui ne rentre plus dans le trou.

Ma cops m’aide à prendre la photo pour plus de recul. Je pense que je viens d’inventer une mode…

J’ai glissé le paquet sous l’oreiller de mon doudou. Il a pour mission d’aller au taff avec, mais je sens que c’est compliqué dans sa tête, rapport qu’il est chef, qu’il n’a pas de chemise qui va avec, que c’est un peu lourd au niveau de la nuque et que bon, quand même des nouilles… Bref, l’est pas très costaud sur le sujet. Tant pis, j’ai bien rigolé. A le faire et à le regarder ouvrir le paquet. J’adoré son rire franc et massif suivi d’un autre, plus retenu, quand il a compris jusqu’où ça pouvait le mener d’avoir une nana comme moi à la maison… P’tit bouchon…







Je lis ton blog depuis quelque temps mais je n’ai jamais posté.
En tous cas tu me fais toujours autant rire. J’adore tes idées!!
Bonne continuation.